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Les cap-hornières![]() d'Étienne Bernet Dans l’ancienne marine, celle de la voile, on sait qu’une femme à bord n’était pas considérée comme un bon présage. Un dicton disait : « Longues oreilles et robe noire, autant que cape et moire, mènent marin au désespoir », signifiant que tout animal à longues oreilles, mais aussi femme ou abbé embarqués portaient malheur ; mais un autre le contredisait : « Croix du Sud, étoile du Nord et femme à bord conduiront navire à bon port ». Ainsi, depuis des temps très anciens, en dépit de ces croyances ou superstitions, des femmes suivaient leurs maris-capitaines dans leurs longues navigations au long cours. Au xviiie siècle, cette pratique était autorisée y compris dans la Royale, notre marine de guerre, où les femmes d’officiers qui commandaient les frégates ou les bricks du roi pouvaient suivre leurs maris en campagne. Mais c’est aux femmes de capitaines à bord des voiliers longs-courriers, au tournant du xxe siècle qu’étienne Bernet s’intéresse surtout, après ce rappel historique. L’auteur a pu identifier quarante-cinq épouses autorisées à embarquer à bord des navires de leurs maris, totalisant plus de quatre-vingts embarquements, entre 1897 et 1921. Le phénomène n’est donc pas marginal et, comme beaucoup de leurs ancêtres, la plupart d’entre elles embarquent pour leur voyage de noces. Les capitaines ne se mariaient qu’après avoir obtenu leur brevet de capitaine au long cours et s’être vu confier un premier commandement. «Jeunes capitaines, jeunes mariés» disait le dicton. Mais il apparaît que cette pratique fut quantitativement moins importante en France que chez les Scandinaves ou nos voisins anglais. Un étude originale, fortifiée par de nombreux et passionnants témoignages. Étienne Bernet anime l’association Fécamp-Terre Neuve et sa publication, les Annales du patrimoine de Fécamp. La pêche et la marine sont naturellement au cœur de ses recherches. 128 pages, 16,5 x 23,5 cm, couverture quadri cartonnée péliculée, cousu fil, dos carré. Une cinquantaine de documents N&B
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